... Soit du 4 nœuds de moyenne, nous dit Vonvon. Et nous voici arrivés chez nos cousins gascons et celtes… Mais commençons par le début :
Le crouesty
Du 4 au 8 septembre 2007
Il y a d’abord eu cinq jours de préparatifs, d’avitaillement et de baignades rafraîchissantes. Quelques aménagements intérieur, rangement, un petit tour d'essai jusqu'à Houat.
Du 8 au 12 septembre
Départ du Crouesty en fanfare

… avec une chaleureuse famille réunie : la Haut-Marnaise, la Normande et la Bretonne.
Arrivée à 22 h au port du Palais sur Belle Ile. Nous nous amarrons à couple avec un charmant chapelet de voiliers en tout genre. Nous partons dimanche matin pour la traversée du Golfe de Gascogne avec dans nos affaires : Belle Angèle de Pont Aven, la citrouille et la verveine des jardins de nos mamans.
Julie fait la connaissance de Toto le fameux « pilote ». C’est vrai qu’il barre bien et que c’est agréable de se laisser bercer en mangeant la soupe de potiron sans s’occuper de la barre.
C’est le départ !
Première journée : la journée du syndicat d’initiative. 
Départ au pré pour remonter l’île jusqu’à la pointe de Kerdonis, où nous passons au portant. Journée calme, petite brise de demoiselle, nous avançons à 3/4 nœuds. Le soir, les dauphins viennent jouer autour de nous pour nous saluer.Moral des troupes pour attaquer les quarts : Bon. Pas de nausées.
Première nuit sous les étoiles
Premiers navires de commerce lointains mais finalement, comme dirait Coluche, « pas un troquet, pas une mobylette, RIEN ! »
Deuxième journée : Fifi le Turbo Spi Magique ®
Matinée gracieuse avec un bonjour de l’amie baleine, aperçue par Yves à 200m, trop loin pour être identifiée, mais on a d’abord observé son souffle, puis son dos et même sa queue !
Dans l’après-midi, Julie découvre la magie du spi par vent arrière, qui nous permet de gagner 1 à 2 nœuds, d’un seul tour de passe-passe assez pénible à réaliser toutefois. En effet, il faut dire que cette voile a un peu plus de 30 ans, et que, susceptible lorsqu’elle reçoit de mauvais soins, elle aurait tendance à se déchirer facilement, laissant retomber la magie du même coup, car elle doit partir en urgence pour un séjour en voilerie.
En attendant, ça monte, ça monte, surf à 11,8 nœuds !! Et voilà qu’il faut faire redescendre la grande dame de son pied d’estale avec un petit passage au bain : les équipiers apprennent doucement à se parler pour être plus efficaces techniquement dans leurs manœuvres.
Troisième journée : ça se gâte… 
Ciel couvert, plus de houle et les bateaux de nuit ont été plus nombreux et plus enquiquinants.
Et quand le soleil se montre vers 16 heures, et bien, c’est le vent qui se lève ! Nous écoutons Marie-Pierre Planchon qui annonce force 6 à 7 pour la zone finistere avec du 8 sur les caps… Peu engageant, nous décidons de couper court sur la Corogne et de nous garder le Cap Finistère pour plus tard. Sage décision car Julie commence à ressentir les effets des vagues et de la houle, même si Toto essaie tant bien que mal de prendre la vague dans le bon sens.
Premières vagues dans la figure et les meilleures seront pendant la nuit avec le véritable coup de vent qui nous accompagne. Au moins ça vous réveille un équipier qui aurait tendance à somnoler…
Quatrième journée : arrivée à la Corogne
Terre ! Nous enlevons les cirés, les polaires et nous retrouvons en tee-shir tpour l'arrivée au port à midi.
Un bon repas, une bonne douche et une sieste !
Après la tourmente, contents d’être arrivés en Espagne.